Dacia triomphe au Dakar : pour la première fois de son histoire, la marque décroche la victoire générale du Rallye Dakar. La Dacia Sandrider, prototype 4×4 développé pour la compétition, s’impose au terme d’une édition 2026 particulièrement exigeante et offre à la marque un couronnement attendu après une première saison pleine.
La victoire revient à l’équipage Nasser Al‑Attiyah / Fabian Lurquin, avec un chrono total provisoire annoncé par la presse de 48h56m53s. Ce succès marque non seulement le premier triomphe de Dacia sur cette épreuve mythique, mais aussi le sixième titre personnel d’Al‑Attiyah sur le Dakar.
Victoire historique pour Dacia et la Sandrider
La Sandrider, prototype 4×4, remporte la victoire générale et confirme la fiabilité et la compétitivité de son concept. Après des débuts prometteurs en compétition (victoire d’étape au Rallye du Maroc et performances en W2RC), la Sandrider concrétise par une victoire finale qui restera dans l’histoire de la marque.
La direction de Dacia et la team principal ont salué le résultat : Tiphanie Isnard et les responsables parlent d’« un moment historique » et mettent en avant la robustesse du véhicule face aux conditions extrêmes du Dakar. La presse a aussi souligné la cohérence technique et l’endurance du prototype sur l’ensemble des 13 étapes plus le prologue.
Cette victoire inaugure une nouvelle page sportive pour Dacia, qui place plusieurs voitures dans le top‑11 et voit toute son équipe récompensée d’une première saison pleine. Le triomphe est d’autant plus marquant qu’il intervient face à une concurrence redoutable composée notamment de Ford (Raptor / M‑Sport) et de Toyota GR Hilux.
Nasser Al‑Attiyah : 6e titre et records égalés
Nasser Al‑Attiyah ajoute un sixième trophée Dakar à son palmarès (2011, 2015, 2019, 2022, 2023, 2026), confirmant sa place parmi les plus grands pilotes de l’histoire du rallye. Sa capacité à gérer les phases décisives de la course et à récupérer après des incidents a été déterminante pour la victoire finale.
Al‑Attiyah a en outre égalé un record de carrière en atteignant 50 victoires d’étape sur le Dakar, à égalité avec Stéphane Peterhansel et Ari Vatanen. Ce jalon souligne la longévité et la constance du champion dans les épreuves marathon.
Après l’arrivée, Al‑Attiyah a déclaré vouloir aller plus loin : « I still need to break Peterhansel’s record » (Je dois encore battre le record de Peterhansel). Il a aussi commenté la stratégie de course en disant « It’s fantastic to have the lead at the rest day » (C’est fantastique d’avoir la tête au repos), révélant l’importance de la gestion du rythme sur cette édition.
Fabian Lurquin : première victoire en tant que navigateur
Aux côtés d’Al‑Attiyah, le navigateur belge Fabian Lurquin remporte son premier Dakar. Son rôle dans la lecture du terrain, la navigation et la stratégie a été déterminant pour sécuriser la victoire malgré les aléas de la course.
Lurquin, qui découvre le sommet du Dakar, a su garder son sang‑froid lors des étapes clés et gérer des pénalités et erreurs de navigation subies par plusieurs équipages. Cette première victoire en fait un équipier recherché et renforce la complémentarité du duo.
La performance du binôme s’est aussi traduite par une marge finale notable : 9 minutes 42 secondes séparant Al‑Attiyah (1er) et le deuxième du classement général. Ce petit écart, après près de 49 heures de chrono cumulé, illustre la tension et l’intensité de la bagarre pour la victoire.
Course, rebondissements et gestion des étapes
L’édition 2026 a couvert environ 7 976 km au total, dont environ 4 809 km de secteurs chronométrés, répartis sur 13 étapes plus le prologue. La course a été rythmée par des changements de leaders et des batailles serrées pour chaque étape, rendant la lutte pour la victoire finale captivante jusqu’à la remise des prix.
Les concurrents ont affronté pénalités, erreurs de navigation et aléas mécaniques ; Al‑Attiyah a lui‑même connu une perte de temps temporaire sur une manche avant de récupérer ensuite. La capacité à minimiser les pertes et à capitaliser sur la régularité a fait la différence pour la Sandrider.
Jour après jour, la stratégie a été cruciale : conserver la tête au moment du jour de repos, gérer la fiabilité du prototype et répondre aux attaques des Ford Raptor et des Toyota Hilux ont été des éléments déterminants. Les équipes de pointe ont dû jongler entre vitesse pure et précaution pour atteindre l’arrivée avec un avantage confortable.
Performance d’équipe et chiffres clés de l’édition
Au‑delà du succès individuel, Dacia peut se réjouir d’une réussite collective : toutes ses voitures engagées ont terminé dans le top‑11 selon les bilans, un signe de la profondeur et de la qualité du projet Sandrider. Cette constance a été saluée par la presse et la direction de l’équipe.
Statistiques marquantes de l’édition 2026 : 247 véhicules finisseurs sur 317 partants, un itinéraire d’environ 7 976 km dont 4 809 km chronométrés, et 13 étapes plus le prologue du 3 janvier. Ces chiffres traduisent l’ampleur et la difficulté de la course, ainsi que la performance des équipages qui ont su aller au bout.
La victoire collective et les multiples places au sommet du classement renforcent la crédibilité du programme Dacia en rallye‑raid et ouvrent des perspectives en termes de développement technique et sportif pour les prochaines saisons.
Conséquences sportives et retombées médiatiques
Sur le plan du championnat W2RC, le résultat du Dakar 2026 place Al‑Attiyah et le constructeur en excellente position au classement, avec des points importants pour la suite du championnat. Ce succès aura un impact sur la dynamique de la saison et sur la lutte pour le titre constructeur.
La victoire Dacia/Al‑Attiyah a reçu une large couverture internationale : comptes‑rendus et analyses de la FIA, de l’organisation du Dakar, de Motorsport, Xinhua, El País, Autoweek et de nombreux médias spécialisés ont commenté l’exploit. Le retentissement médiatique consolide l’image de la marque et attire l’attention des fans et des sponsors.
Enfin, les déclarations officielles et les interviews post‑course , y compris les mots de Tiphanie Isnard et les propos du champion , ont été reprises par la presse comme l’illustration d’un projet réussi, tant sur le plan humain que technique.
La victoire de Dacia au Dakar 2026 avec Nasser Al‑Attiyah et Fabian Lurquin restera un événement marquant de cette édition. Entre performances individuelles, stratégie d’équipe et fiabilité mécanique, tous les ingrédients d’un succès durable se sont réunis.
En égalant les records d’étapes et en ajoutant un sixième titre à son palmarès, Al‑Attiyah fixe de nouveaux objectifs pour l’avenir, tandis que Dacia s’installe comme un acteur crédible du rallye‑raid. Le monde du sport automobile suivra désormais de près la suite de cette aventure Sandrider.
