Grosjean retrouve une F1 au Mugello : le 26 septembre 2025, Romain Grosjean est remonté dans une monoplace de Formule 1 lors d’une journée de tests organisée par Pirelli au circuit du Mugello, en Italie. Cette session, dédiée aux « Testing of Previous Cars », a été annoncée par le MoneyGram Haas F1 Team et couverte largement par la presse internationale.
Ce retour symbolique intervenait cinq ans après le violent accident de Bahreïn en 2020. Pour Grosjean, désormais engagé en IndyCar et en endurance, cette journée a pris des allures de retrouvailles, à la fois personnelles et professionnelles, avec l’univers de la F1 où il a construit une grande partie de sa carrière.
Le cadre du retour
La présence de Grosjean au Mugello s’inscrit dans une session Pirelli/TPC qui rassemblait plusieurs équipes et anciens pilotes, et qui a fait l’objet de reportages TV et d’une forte couverture médiatique. Le communiqué officiel du MoneyGram Haas F1 Team daté du 25 septembre 2025 expliquait le caractère commémoratif et la collaboration avec Pirelli pour cette journée.
La date retenue, le 26 septembre 2025, était soignée pour marquer le lien entre l’ancien pilote et l’écurie Haas, où Grosjean avait passé plusieurs saisons en F1. L’événement a aussi servi de matière pour des séquences télévisées, avec la présence de personnalités du paddock et des médias spécialisés.
La météo a toutefois joué les trouble‑fêtes : une pluie intermittente a rendu la journée plus délicate et a limité le kilométrage, ce qui a accentué la dimension symbolique du roulage plutôt que l’objectif purement sportif.
La monoplace et le roulage
Pour ce retour, Grosjean a pris le volant de la Haas VF‑23, la monoplace 2023 de l’écurie, celle qui avait couru en 2023 avec Kevin Magnussen et Nico Hülkenberg. La VF‑23 avait été mise à disposition pour le TPC et préparée par l’équipe pour accueillir l’ancien pilote.
Malgré la pluie et un programme réduit, Grosjean a réalisé plusieurs runs et a même effectué un départ arrêté, son premier depuis l’accident de Bahreïn en 2020. Ces gestes techniques ont renforcé l’émotion du moment et montré qu’il avait retrouvé les automatismes essentiels au pilotage d’une F1.
Les conditions humides ont rendu la séance plus technique et prudente, mais chaque tour complété a pris une valeur symbolique : il ne s’agissait pas seulement de chronos, mais d’une réappropriation du cockpit et des procédures de course, face à la presse et aux caméras.
Un moment chargé d’émotion
Reuters a relaté un « in‑lap » chargé d’émotion au terme d’un roulage marqué par l’histoire personnelle de Grosjean. En sortant de la voiture, il a été applaudi par les paddocks présents, geste qui a transformé la séance en une sorte d’hommage vivant.
Grosjean portait pour l’occasion le casque dessiné par ses enfants, le même design qui devait être le sien pour ce qui devait être sa dernière course en F1 en 2020. Ce choix a renforcé l’aspect intime et familial de la journée, rappelant le lien entre sa vie personnelle et sa carrière publique.
Le pilote a exprimé sa joie et son émotion en déclarant : « Je suis si excité de remonter dans une F1. Et je suis si content de retrouver tous ceux avec qui j’ai travaillé ». Ces mots, simples, ont fortement résonné auprès des spectateurs et des journalistes.
Réunions, soutiens et réactions
Autour de Grosjean, on retrouvait des visages familiers de son époque chez Haas, y compris le team principal Ayao Komatsu et plusieurs ingénieurs qui avaient déjà collaboré avec lui. Komatsu a qualifié le retour de « fitting / special », soulignant le caractère particulier et émotionnel de la réunion.
La couverture médiatique a été large et unanime sur le ton : entre hommage, curiosité sportive et célébration des progrès en matière de sécurité, la presse (Reuters, L’Équipe, Le Monde, Eurosport, f1i, etc.) a traité l’événement comme un moment fort, symbolique pour la F1 moderne.
Les témoignages et applaudissements dans les paddocks, la présence d’anciens collègues et la communication officielle de l’équipe ont permis de transformer le roulage en un hommage collectif, mais aussi en un rappel de l’importance du soutien humain dans le sport automobile.
Rappels techniques et portée sportive
Le crash de Bahreïn du 29 novembre 2020, où la monoplace de Grosjean a subi un choc mesuré à environ 67G et s’est enflammée, demeure un point tournant. Grosjean s’en était sorti avec des brûlures aux mains, et l’accident a été invoqué comme une démonstration majeure des progrès en sécurité (halo, survie, améliorations structurelles).
Sportivement, le parcours de Grosjean en F1 reste conséquent : né le 17 avril 1986 (39 ans en 2025), il totalise environ 181 départs, 10 podiums et près de 391 points au championnat selon les compilations historiques. Depuis 2021, il a poursuivi sa carrière en IndyCar et en endurance, ajoutant de nouvelles dimensions à son palmarès.
En 2025, en plus de ses engagements en course, Grosjean a exercé des rôles de réserve et de consultant et n’a pas caché son désir de revenir en IndyCar si une opportunité sportive et financière se présentait. Ce roulage au Mugello alimente la conversation sur ses possibles prochains pas.
En conclusion, la journée au Mugello restera d’abord comme un moment symbolique mêlant émotion personnelle, hommage collectif et démonstration des liens persistants entre un pilote et son ancienne équipe.
Au‑delà de la commotion médiatique, ce retour illustre aussi le chemin parcouru par la Formule 1 en matière de sécurité et de solidarité. Pour Romain Grosjean, remonter dans une F1 au Mugello fut une manière de tourner une page tout en célébrant le passé et l’avenir.
