Le Dakar 2026 a offert une journée marquante entre Hail et Riyadh, où Dacia a réalisé un premier doublé historique sur une étape reine. La sixième étape, disputée le 9 janvier 2026, a vu Nasser Al‑Attiyah s’imposer devant son coéquipier Sébastien Loeb, confirmant une domination qui propulse l’équipe au sommet du rallye à mi‑parcours.
Au terme d’un secteur entièrement sable où les compteurs divergent selon les sources (326 km selon Reuters, 331 km selon d’autres récits), la course a redistribué les cartes du classement général et multiplié les enjeux avant la journée de repos à Riyadh.
Dacia signe son premier doublé et impose sa stratégie
Dacia signe son premier doublé sur cette étape avec la victoire de Nasser Al‑Attiyah et la deuxième place de Sébastien Loeb. Le 1‑2 est historique pour la marque et illustre la réussite de la préparation et de la stratégie d’équipe menée par Dacia Sandriders.
La formation Sandriders souligne que la gestion des crevaisons et une approche prudente sur les premières étapes ont payé : la structure se retrouve en position dominante à mi‑rallye, avec des voitures classées 1, 6, 10 et 13 selon le communiqué d’équipe.
Tiphanie Isnard, direction de Dacia Sandriders, a insisté sur la cohérence du travail d’équipe et la fiabilité mécanique, pointant une exécution impeccable sur une spéciale entièrement sable où la moindre erreur peut coûter très cher.
Étape 6 : un chrono disputé entre Hail et Riyadh
La spéciale de la sixième étape, disputée le 9 janvier, a été décrite différemment par les agences : Reuters parle d’un secteur chronométré de 326 km, tandis que d’autres comptes‑rendus évoquent 331 km. Quoi qu’il en soit, l’étape a été intégralement tracée sur du sable, exigeant du pilotage et une navigation précise.
Sur ce terrain, Al‑Attiyah a signé sa 49e victoire d’étape en voiture au Dakar, confirmant une forme et une maîtrise exceptionnelles sur les dunes. Cette victoire prolonge une série impressionnante : il a gagné au moins une spéciale lors de 19 éditions consécutives.
Le podium de l’étape reflète la lutte serrée entre constructeurs : 1) Nasser Al‑Attiyah (Dacia), 2) Sébastien Loeb (Dacia) à 2’58 », et 3) Seth Quintero (Toyota). Les écarts sont révélateurs de l’intensité de la bagarre sur le terrain meuble.
Al‑Attiyah reprend la tête du classement général
Après l’étape 6, Nasser Al‑Attiyah reprend la tête du classement général. Il est passé d’un retard d’environ 3 minutes à une avance cumulée de 6 minutes 10 secondes, retournant la situation en sa faveur avant la journée de repos.
Ce positionnement au sommet du général met la pression sur ses poursuivants : Henk Lategan (Toyota) occupe la deuxième place du classement général, tandis que Nani Roma (Ford) complète le podium provisoire après cette étape décisive.
Au plan historique, cette victoire d’étape rapproche encore Al‑Attiyah du record absolu de victoires d’étapes détenu par Peterhansel et Vatanen, et conforte son incroyable longévité au plus haut niveau du rallye‑raid.
Réactions des pilotes après une journée intense
Nasser Al‑Attiyah n’a pas caché sa satisfaction : « The car is working very, very well, I’m really happy ». Il a aussi souligné l’importance psychologique de basculer en tête avant le jour de repos : « It’s fantastic to have the lead at the rest day » (interview officielle Dakar).
Sébastien Loeb, auteur d’une attaque payante qui lui a valu la deuxième place d’étape, a partagé son plaisir : « We really enjoyed ourselves today… I had forgotten how fast you can go in the dunes with these cars ». Loeb a expliqué qu’il avait tenté de profiter des passages en dunes pour remonter et tester les limites du prototype.
La tonalité générale chez Dacia reste mesurée : satisfaction pour la performance, prudence pour la suite, car le rallye est encore long et les pièges nombreux jusqu’à Yanbu le 17 janvier.
Incidents, pénalités et le cas des motos
La journée n’a pas été seulement favorable aux voitures. En motos, le leader Daniel Sanders a écopé d’une pénalité de 6 minutes pour excès de vitesse : son compteur a enregistré 98 km/h dans une zone limitée à 50 km/h. Cette sanction a réduit son avance à seulement 45 secondes sur Ricky Brabec.
Sanders a reconnu son erreur publiquement : « I just pushed as much as I could today … I’ve got to stop making silly mistakes. » La pénalité illustre combien la gestion des limitations et du rythme est cruciale, même pour les leaders.
Ces événements rappellent que le Dakar sanctionne autant les performances pures que la gestion des règles et des risques, et que chaque minute pénalisée peut changer complètement la physionomie du classement.
Que reste‑t‑il du Dakar 2026 ? Calendrier et enjeux
Le rallye observe un repos prévu à Riyadh le 10 janvier 2026, journée clé pour récupérer et préparer la suite. La reprise est programmée le 11 janvier pour la 7e étape, et l’arrivée finale est attendue à Yanbu le 17 janvier 2026.
Pour Dacia et Al‑Attiyah, l’objectif est clair : conserver la tête, limiter les risques et capitaliser sur la fiabilité du véhicule et l’expérience du pilote. Pour les poursuivants, la fenêtre de rattrapage reste ouverte, surtout dans des étapes à navigation plus technique.
La deuxième partie du rallye sera sans doute marquée par des batailles tactiques entre constructeurs et par la nécessité de gérer pneus, suspensions et stratégies de ravitaillement jusqu’à l’arrivée en mer Rouge.
En conclusion, l’étape Hail → Riyadh a été un tournant pour le Dakar 2026 : Dacia signe son premier doublé tandis que Nasser Al‑Attiyah reprend la tête du général. La combinaison de performance, de stratégie d’équipe et d’expérience individuelle a permis ce renversement spectaculaire.
Le repos à Riyadh offrira un moment de réflexion pour toutes les équipes avant la reprise le 11 janvier. Le rallye reste ouvert et promet encore de belles confrontations jusqu’à Yanbu le 17 janvier 2026.
