La Finale du championnat NASCAR 2025 à Phoenix Raceway a offert un spectacle riche en rebondissements, où la stratégie et le timing ont fait la différence. Dans une course passée de 312 à 319 tours en overtime, Kyle Larson a décroché son deuxième titre en terminant troisième de l’épreuve et meilleur des quatre prétendants au titre.
La victoire de l’étape est néanmoins revenue à Ryan Blaney, qui a arraché la première place à l’arrivée par 0,097 seconde. Entre décisions tactiques, une caution tardive et des moments de haute tension, cette Finale restera comme l’une des plus disputées de la saison.
Le dénouement à Phoenix
Kyle Larson a célébré son deuxième sacre en NASCAR Cup Series en terminant troisième de la Finale et en étant le meilleur classé parmi les Championship 4 (Larson, Hamlin, Byron, Briscoe). Ce succès offre le 15e titre Cup à Rick Hendrick et confirme la capacité de Larson à performer quand tout se joue.
Larson a résumé l’ironie de sa victoire : « Honestly, I can’t believe it… we didn’t lead a lap today. Somehow won the championship. » Malgré un jour où il n’a pas dominé la course, sa régularité sur la saison et le bon timing de son équipe ont payé.
Le titre est aussi une vitrine pour l’écurie Hendrick Motorsports et pour le crew chief Cliff Daniels, qui remporte son deuxième championnat avec Larson et place la voiture No. 5 parmi les historiques de l’équipe.
Ryan Blaney : un finish électrique en overtime
Ryan Blaney a signé la victoire de la course après une prolongation, devançant Brad Keselowski de seulement 0,097 seconde. C’est sa quatrième victoire de la saison et la 17e de sa carrière, mais surtout sa première à Phoenix après plusieurs tentatives déçues lors des finales précédentes.
Blaney a salué le choix stratégique sur son arrêt et un bon redémarrage : « It was a really good call for two there… I got a decent restart and was able to roll the bottom. » Sa performance a permis à l’équipe de conclure la saison sur une note positive, malgré l’absence du titre.
L’annonce officielle de la victoire a été confirmée après une inspection post-course sans problème, validant le triomphe de Blaney et le sacre de Larson pour le championnat.
La caution décisive et le crash de William Byron
Le tournant majeur de l’épreuve est survenu au tour 310 quand William Byron a percuté le mur en virage 3, provoquant une caution tardive. Cet incident a redistribué les cartes et bouleversé les stratégies à un moment critique de la course.
Byron, qui avait mené 52 tours pendant la soirée, n’a pas caché sa frustration : « I’m just super bummed that it was a caution… I hate that. Hate it for Denny. » La caution a notamment permis à certains concurrents de tenter un dernier pari sur les pneumatiques.
La neutralisation du peloton a profité indirectement à Larson, qui s’est retrouvé mieux placé que certains rivaux directs au redémarrage, matérialisant l’impact décisif d’un incident sur l’issue du championnat.
La stratégie gagnante : deux pneus à droite
La décision clé est venue du crew chief Cliff Daniels, qui a appelé à un arrêt pour deux pneus côté droit pour Kyle Larson lors de la manche finale. Ce choix audacieux a permis à Larson de gagner des positions sur le restart par rapport à ceux qui ont pris quatre pneus.
Denny Hamlin, qui avait dominé la course en menant 207 ou 208 tours selon le comptage, a pris quatre pneus depuis la première place et a perdu plusieurs positions au redémarrage. Il termine finalement 6e et voit s’éloigner une nouvelle opportunité de titre Cup.
Hamlin n’a pas caché son émotion après la course, déclarant « « Golly, in this moment, I never want to race a car ever again. » » La gestion des pneus et le timing des arrêts ont prouvé une nouvelle fois leur importance stratégique en NASCAR.
Chiffres clés et déroulé de la course
L’épreuve prévue sur 312 tours s’est étendue jusqu’à 319 tours en overtime. La vitesse moyenne du vainqueur a été de 97,711 mph et la durée totale de la course de 3h15m53s. Neuf drapeaux jaunes ont couvert 65 tours, traduisant une Finale ponctuée d’incidents.
Seize changements de leader ont eu lieu entre six pilotes différents : Denny Hamlin (208 tours menés), William Byron (52), Chase Elliott (30), Ryan Blaney (20), Brad Keselowski (6) et Chase Briscoe (3). Ces chiffres montrent la domination de Hamlin en nombre de tours mais aussi la volatilité des positions en fin de course.
La saison 2025 de Larson se résume en chiffres solides : 3 victoires, 1 pôle, 15 top‑5, 22 top‑10, 1 106 tours menés et une moyenne de classement proche de 13,2. Ces statistiques expliquent en grande partie sa capacité à remporter le championnat malgré une Finale sans leadership de tour.
Conséquences pour les équipes et perspectives
Le titre de Larson est le 15e pour le propriétaire Rick Hendrick et renforce la stature de Hendrick Motorsports dans l’histoire de la Cup. Pour Cliff Daniels, c’est le deuxième titre remporté avec Larson et le troisième pour la voiture No. 5 dans l’ère récente.
Sur le plan des classements finaux, Kyle Larson termine 1er du championnat 2025, Denny Hamlin est 2e, Chase Briscoe 3e, William Byron 4e et Ryan Blaney 6e malgré sa victoire à Phoenix. La victoire de Blaney permet cependant d’effacer en partie la déception de son élimination la semaine précédente à Martinsville.
La Finale 2025 marque aussi un changement de décor : Phoenix Raceway organise pour la sixième et dernière fois , pour l’instant , la finale, puisque Homestead‑Miami Speedway reprendra l’événement en 2026, ouvrant de nouvelles interrogations quant aux adaptations à venir des équipes et des stratégies.
La Finale de Phoenix a résumé ce que le public aime dans la NASCAR : des stratégies risquées, des courses gagnées sur le fil et des retournements de situation à la fois frustrants et passionnants. Larson repart avec le titre grâce à l’intelligence collective de son équipe et à la constance d’une saison bien menée.
Pour les fans et les équipes, 2025 restera dans les mémoires pour ces émotions fortes et pour la perspective d’un nouveau chapitre en 2026 à Homestead‑Miami. Entre chiffres, décisions tactiques et performances individuelles, cette Finale a livré un épilogue digne d’une grande saison NASCAR.
