Sports-Auto.fr WEC Alpine triomphe à Fuji pour la 100e du WEC

Alpine triomphe à Fuji pour la 100e du WEC


Alpine triomphe à Fuji : la marque française a offert un moment historique au WEC le 28 septembre 2025. Sur le tracé du Fuji Speedway, au pied du Mont Fuji, l’équipe Alpine Elf Endurance Team n°35 a conquis la 100e épreuve de l’histoire du FIA WEC, devant 66 400 spectateurs enthousiastes.

Cette victoire marque la première réussite de l’Alpine A424 en catégorie Hypercar et le troisième succès total d’Alpine en WEC, la précédente victoire Hypercar remontant aux 6 Heures de Monza 2022. La manche japonaise, course-penultième de la saison WEC 2025, a été riche en rebondissements et en enseignements pour la finale de Bahreïn.

Un triomphe historique pour l’A424 et l’équipage #35

L’Alpine Elf Endurance Team n°35, pilotée par Charles Milesi, Ferdinand Habsburg et Paul-Loup Chatin, a signé une victoire mémorable au 6 Hours of Fuji. Cet exploit prend tout son relief puisque c’est la première victoire en Hypercar pour l’A424, un jalon important pour le programme sportif d’Alpine.

Le trio a franchi la ligne d’arrivée avec une avance d’environ 7,682 secondes sur la Peugeot n°93, emmenée par Mikkel Jensen, Jean-Éric Vergne et Paul di Resta. La performance a été saluée comme une démonstration de ténacité et de cohésion d’équipe, après une course pleine d’obstacles.

Cet accomplissement permet à Alpine d’inscrire sa troisième victoire totale en WEC, tandis que Michelin souligne que cette épreuve représente aussi le 100e succès de la marque dans l’histoire du championnat, un angle important pour les partenaires industriels.

La course et ses temps forts

Le 6 Hours of Fuji, disputé le 28 septembre 2025, a été rythmé par plusieurs phases de neutralisation (Safety Car / Full Course Yellow) et par des batailles serrées en piste, notamment en Hypercar. La grille n’a pas reflété le résultat final : l’Alpine #35 était partie 9e et a dû remonter progressivement au classement.

Les deux premières heures ont été marquées par des échanges de positions entre Toyota, Peugeot, Porsche et Alpine, avec des stratégies d’arrêts aux stands variées. Porsche #6 s’est battue pour le podium tandis qu’Aston Martin a connu des fortunes diverses et écopé d’une pénalité au fil de la journée.

À l’arrivée, la composition finale du podium , Alpine, Peugeot, puis d’autres prétendants , reflète l’intensité et l’incertitude qui ont dominé la course, et les feuilles de résultats officielles publiées par la WEC confirment les classements et ajustements post-course.

Incidents, pénalités et résistance de l’équipage

La route vers la victoire n’a pas été linéaire pour la n°35 : Ferdinand Habsburg a été impliqué dans un contact d’environ 15 minutes après le départ avec la Toyota n°8, entraînant des dégâts au museau et une réparation aux stands. Cet incident a valu au pilote une sanction sévère en course, un stop-and-go de 5 secondes.

Le #35 a de plus reçu une pénalité liée à une infraction lors d’un pit-stop, rapportée par l’équipe, ce qui a compliqué la stratégie et mis la voiture sous pression. Malgré ces handicaps, l’équipage a su garder son calme, maximiser chaque relais et capitaliser sur les opportunités offertes par la course.

La capacité de l’équipe à réagir rapidement aux imprévus et la résilience des pilotes ont été déterminantes : réparer une monoplace endommagée, absorber les pénalités et remonter depuis la 9e place jusqu’à la victoire souligne la qualité du travail collectif.

La stratégie décisive qui a tout changé

Le tournant tactique est survenu dans l’heure finale : Alpine a pris le pari audacieux de ne changer que les deux pneus du côté gauche au dernier arrêt, alors que ses rivaux optaient pour un changement des quatre pneus. Ce choix asymétrique a permis de réduire considérablement la durée de l’arrêt et de gagner la position de tête.

Ce coup de théâtre stratégique, parfaitement exécuté par les mécaniciens et validé par la direction de course, illustre combien l’endurance moderne se gagne autant dans les garages que sur la piste. Le gain de temps obtenu a suffi pour que Charles Milesi contrôle la fin de course et franchisse la ligne en leader.

Bruno Famin, vice-président Motorsport d’Alpine, a salué le travail du projet et le risque assumé autour de la composition d’équipage et des choix stratégiques, insistant sur le fait que ce pari audacieux a payé au meilleur moment.

Conséquences pour le championnat et enjeux de Bahreïn

Si cette victoire relance Alpine avant la finale, les titres Constructeurs et Pilotes restent en jeu et se décideront lors du Bapco Energies 8 Hours of Bahrain (6-8 novembre 2025). Alpine reste néanmoins derrière Ferrari au classement Constructeurs ; selon le communiqué du team, Alpine comptait 84 points contre 204 pour Ferrari après Fuji.

L’issue à Bahreïn déterminera l’attribution des couronnes, et la performance d’Alpine montre qu’une stratégie parfaite et des relais maîtrisés peuvent inverser la tendance sur une manche unique. Les équipes rivales ne manqueront pas d’analyser la tactique de Fuji pour contrer des arrêts courts ou des choix asymétriques de pneus.

Les médias spécialisés (Endurance-Info, MotorsportWeek, GT-Report, etc.) ont déjà publié des analyses détaillées des pénalités, des neutralisations et des scénarios de course, offrant aux fans et aux ingénieurs matière à réflexion avant la dernière manche.

Autres enseignements et résultats de catégories

Peugeot a signé son meilleur résultat en Hypercar avec la n°93, qui a pris la deuxième place après une course solide de Mikkel Jensen, Jean-Éric Vergne et Paul di Resta. Porsche #6 a été dans la lutte pour le podium tandis qu’Aston Martin a obtenu son meilleur résultat pour la Valkyrie n°009 mais a écopé d’une pénalité.

En LMGT3, la TF Sport / Corvette n°81 a été déclarée vainqueur après des pénalités post-course et des réajustements dans la classification finale, décisions confirmées par les communiqués officiels du WEC. Ces ajustements rappellent la complexité du règlement et l’importance de la conformité technique et sportive.

Les enseignements tirés à Fuji porteront sur la gestion des voitures multicatégories, la discipline aux stands et l’importance d’anticiper les neutralisations pour optimiser les arrêts et la consommation , des paramètres clés à maîtriser à Bahreïn.

Réactions, portée industrielle et émotion

Les réactions à chaud ont été empreintes d’émotion : Ferdinand Habsburg a confié que remporter ce trophée « signifie tout… Tenir ce trophée, c’était dans mes rêves depuis longtemps », soulignant la valeur personnelle et sportive de cette victoire. Les pilotes et l’équipe ont célébré une réussite conjointe née d’efforts soutenus.

Au niveau industriel, la performance bénéficie aussi aux partenaires : Michelin a mis en avant ce rendez-vous comme son 100e succès dans l’histoire du FIA WEC, un fait marquant pour le fournisseur. Les partenaires techniques d’Alpine auront à cœur d’exploiter ce momentum pour la finale.

Les comptes rendus médias et les analyses tactiques abondantes permettent de replacer cette victoire dans son contexte historique : une 100e course du WEC célébrée par une réussite française, riche en enseignements pour la suite de la saison.

La victoire de l’Alpine A424 #35 au 6 Hours of Fuji restera une image forte de la saison 2025 : un mélange d’audace stratégique, de solidité en piste et de réactivité en atelier. Alpine triomphe à Fuji non seulement pour la course mais aussi comme symbole du travail collectif et des partenariats techniques.

Alors que le championnat se rend à Bahreïn pour la finale, les enseignements de Fuji , gestion des arrêts, résilience face aux pénalités et capacité à saisir une fenêtre stratégique , feront la différence. Les espoirs d’Alpine sont relancés, mais la lutte pour les titres reste ouverte et promet une conclusion de saison intense.